cérémonies du 11 novembre 2018 : centenaire de l'armistice de 1918

rappel :Lundi 11 novembre 1918, 11 heures : dans toute la France, les cloches sonnent à la volée.

Au front, les clairons bondissent sur les parapets et sonnent le « Cessez-le-Feu »« Levez-vous »« Au Drapeau ». La « Marseillaise » jaillit à pleins poumons des tranchées. Même soulagement en face, dans le camp allemand.

Pour la première fois depuis quatre ans, Français et Allemands peuvent se regarder sans s'entretuer. Un armistice (arrêt des combats) a été conclu le matin entre les Alliés et l'Allemagne, dernière des Puissances Centrales à rendre les armes. Il laisse derrière lui neuf à dix millions de morts et six millions de mutilés.

Les survivants ont perdu la foi dans les valeurs morales et spirituelles qui ont fait la grandeur et l'unité de l'Europe. Mais ils veulent croire que cette guerre qui s'achève restera la dernière de l'Histoire, la « der des der »...




Ferdinand Foch : un haut pyrénéen qui commanda toutes les armées alliées

maréchal Foch

Grand-croix de la Légion d’honneur

Croix de guerre 1914-1918
Officier de l’Instruction publique
Militaire
Maréchal de France

Né à Tarbes, le 2 octobre 1851.

Fils d’un fonctionnaire languedocien, Ferdinand Foch fit ses études, au gré des mutations de son père, d’abord à Tarbes et Rodez, puis à Saint-Étienne et à Metz. Quand éclata la guerre de 1870, il s’engagea au 4e Régiment d’infanterie. Ayant choisi de rester dans l’armée, il entra à l’École Polytechnique, et, ses études terminées en 1873, fut affecté au 24e Régiment d’artillerie à Tarbes, avec le grade de lieutenant.

Il enseigna à l’École de guerre, dont il devait être directeur de 1907 à 1911, et gravit les échelons de la hiérarchie militaire : lieutenant-colonel en 1898, colonel en 1903, général de brigade en 1907, général de division en 1911, général de corps d’armée en 1913, à la tête du 20e corps d’armée à Nancy.

Quand éclata la Première Guerre mondiale, il participa, dans ce commandement, à la bataille de Lorraine, puis, à la tête de la 9e armée, à la bataille de la Marne ; il prit également part à la « course à la mer ». Nommé à la tête des armées du Nord, il dirigea en 1915 l’offensive d’Artois et, en 1916, la bataille de la Somme. Critiqué sur ses choix tactiques et accusé de conduire des offensives trop lourdes en pertes humaines, il ne fut pas épargné par la disgrâce qui toucha Joffre, à la fin de l’année 1916. Mais au bout de quelques mois, les revers subis par le général Nivelle devaient provoquer son rappel aux plus hautes responsabilités. Tandis que le général Pétain prenait le commandement en chef de l’armée française, le général Foch était nommé « chef d’État-major général ». Au printemps 1918, les Anglais acceptèrent que lui soit confié le commandement unique des troupes alliées. Surpris en mai par l’offensive allemande au Chemin des Dames, il sut reprendre l’initiative et mener les troupes à la victoire. Signataire de l’armistice à Rethondes, le 11 novembre 1918, il défila à la tête des armées alliées, lors du défilé de la Victoire, le 14 juillet 1919.

Ferdinand Foch fut l’un des théoriciens de la stratégie militaire fondée sur l’offensive à outrance à laquelle se rallia l’état-major lors de la Première Guerre mondiale. Il a livré ses conceptions dans quelques ouvrages : Des principes de la guerre (1903), De la conduite de la guerre (1904).

Foch avait reçu son bâton de maréchal le 6 août 1918, dignité à laquelle devaient s’ajouter celles de maréchal britannique et de maréchal de Pologne.

 

Mort le 20 mars 1929, le maréchal Foch fut inhumé aux Invalides.

LE CHOIX DU SOLDAT INCONNU QUI SERA INHUME SOUS L'ARC DE TRIOMPHE

l'armée a désigné un soldat. On lui expliqua qu'il devait choisir parmi des cercueils celui qui irait sous l'Arc de Triomphe , à la mémoire de tous ses camarades morts. Ces restes étaient anonymes .

En France, une tombe du Soldat inconnu a été installée sous l'Arc de triomphe de la place de l'Étoile à Paris le . Il s'agit d'un soldat non identifié (reconnu français), qui représente tous les soldats morts pour la France au cours de l'histoire. En 1923, une flamme éternelle est allumée ; elle est ravivée tous les soirs à 18 h 30 (cérémonie débutant vers 18 h). La sépulture, entourée de bornes de métal noir reliées entre elles par des chaînes, se compose d'une dalle de granite de Vire sur laquelle est inscrite l'épitaphe « ici repose un soldat français mort pour la patrie — 1914 - 1918 ». Après la Seconde Guerre mondiale, en vue qu'il soit apposé à l'entrée du mémorial, les Alliés font don à la France d'un bouclier de bronze portant en son cœur un glaive enflammé, à la gloire des armées françaises et en mémoire de la Libération de Paris.

Le terme de « Dalle sacrée », popularisé par le général Weygand1, est largement utilisée par les associations d'anciens combattants pour désigner le tombeau et sa flamme. La garde du monument est assurée en permanence par un service spécialisé de la Police nationale.

Choix du soldat inconnu, reconstitution à Verdun.

Auguste Thin, soldat de deuxième classe du 132e régiment d'infanterie, alors âgé de vingt-et-un ans, avait été chargé de désigner, le 8 novembre 1920, le soldat inconnu qui reposera sous l'Arc de triomphe.

Huit corps de soldats ayant servi sous l'uniforme français mais qui n'avaient pu être identifiés ont été exhumés dans les huit régions où s'étaient déroulés les combats les plus meurtriers : en Flandres, en Artois, dans la Somme, en Île-de-France, au Chemin des Dames, en Champagne, à Verdun et en Lorraine. Initialement, neuf soldats et neuf secteurs avaient été retenus mais dans l’un d’eux, aucun des corps exhumés n’offrait la garantie d’être français10.

Le 9 novembre 1920, les huit cercueils de chêne ont été transférés à la citadelle de Verdun, dans une casemate où ils ont été plusieurs fois changés de place pour préserver l'anonymat de la provenance de chacun d'entre eux.

Le 10 novembre, les cercueils ont été placés sur deux colonnes de quatre dans une chapelle ardente dont la garde d'honneur fut confiée à une compagnie du 132e régiment d'infanterie. André Maginot, ministre des Pensions, s'est avancé vers un des jeunes soldats qui assuraient la garde d'honneur, Auguste Thin, engagé volontaire de la classe 1919, fils d'un combattant disparu pendant la guerre, pupille de la Nation.

Il lui tendit un bouquet d'œillets blancs et rouges, et lui exposa le principe de la désignation : le cercueil sur lequel ce jeune soldat allait déposer ce bouquet serait transféré à Paris et inhumé sous l'Arc de triomphe.

« Il me vint une pensée simple. J'appartiens au 6e corps. En additionnant les chiffres de mon régiment, le 132, c'est également le chiffre 6 que je retiens. Ma décision est prise : ce sera le 6e cercueil que je rencontrerai. »

— Auguste Thin

Né le 12 juillet 1899 à 14h30 à Cherbourg Manche 50

Selon acte n°519 AD50 en ligne vue 139/267

 

Décédé le 10 avril 1982 à 8h45 à Beauvais  Oise 60
Selon acte n°255 Etat-civil de Beauvais

Engagé volontaire à 19 ans, pupille de la Nation.

Après la fin de la guerre en novembre 1920, Auguste est à Verdun à la caserne Niel.

Il fait partie de ceux qui doivent retourner la terre parsemée d’ossements et de baïonnettes, afin d’exhumer les corps de soldats morts au combat.

Il est le plus jeune engagé volontaire de son régiment et pupille de la Nation puisque fils d’un employé des contributions indirectes et combattant disparu.

Auguste est commis-épicier, quand il s’engage à Lisieux le 3 janvier 1918. Il a 19 ans. Il participe aux combats en Champagne où il est gazé. Puis, il se retrouve dans les Vosges et à Guebwiller au moment de l’Armistice.

 

Pour honorer les militaires tombés pour la Patrie, le gouvernement décide que la dépouille d’un des soldats non identifiés soit inhumée à l’Arc de Triomphe à Paris.

un exemple atroce de boucherie humaine que fut cette guerre

le 10 novembre 2018, Augustin Trébuchon a été "honoré" comme le dernier mort de la guerre 14/18. Son officier a exigé de lui qu'il aille porter un message aux premières lignes , c'était urgent. Ce soldat expérimenté, qui avait participé à tant de campagnes, a été tué d'une balle en pleine tête le 11 novembre 1918 à quelques minutes du cessez le feu pour porter le message : "la soupe va être servi"

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