nadau

Noel pour moi, enfant, c'était une fête .

Déjà, parce qu'il y avait la réunion de la famille autour d'une bonne table ( huîtres, dinde farcie et ses pommes forestières, la salade et le fromage du pays, la bûche avec ses décorations , parfois on avait en plus l'omelette flambée). 

et puis on veillait. ça a l'air vieux jeu , mais à l'époque (année 60 pour éviter qu'on me fasse remonter à l'époque des diligences) , nous , enfant, on était couché tôt. Il y avait le film diffusé le soir de noël qu'interrompait en général la messe de minuit où tout le monde se rendait.  Dans l'église, il y avait foule, dans la tribune régnait les voix et des belles croyaient moi alliant le grave, le ténor. L'office commençait peuplé de chants mélangeant chants en latin, en français et en patois,  on dirait aujourd'hui occitan. Je me rappelle qu'enfant ces chants en patois me remplissait de joie et de fierté, la même que j'ai ressenti quand notre région s'est appelée OCCITANIE. Un besoin d'identification, d'ancrage dans une communauté. D'abord on les apprenait phonétiquement et puis avec de plus en plus d'assurance on savait les textes  et les paroles. Dans ces chants les couplets étaient dévolus aux femmes , tandis que les refrains étaient chantés soit par les hommes , soit ensemble, c'était magnifique . Tout le monde chantait.

La messe était plus longue, je crois qu'il y avait 3 offices. Quand on sortait, il y avait la magie de la nuit et surtout l'annonce de la veillée qui continuait auprès du feu avec la famille et surtout le passage du père noël . Mon grand père me lisait une fable de la fontaine ou une histoire qu'il inventait, pendant que tout le monde s'affairait pour garnir les alentours du sapin . La crèche était éclairée et le petit jésus né dans la nuit y avait pris place . 

c'était la découverte des cadeaux , la magie d'ouvrir les papiers pour découvrir ce que le père noël avait amené . Tandis que l'on commençait à jouer avec les cadeaux offerts, on se rassemblait autour de la table où trônait différents gâteaux, crèmes, confiserie et chocolats ( eh oui, on ne parlait pas encore de régime en ce temps là). 

quelle joie lendemain de rencontrer les copains pour voir ce que noël leur avait apporté et commencer à jouer ensemble. Le lendemain , c'était en général, le jour de la promenade ensemble pour "digérer", même si le 25, on remettait ça 

quelques chants d'antan

HAUT ! HAUT ! PEYROT

sounats campanetes

cantem nadau

lechem droumi

et le plus beau chant à Marie : boune may do bon diu