Chez nous, on était solidaire avec ses voisins en tout moment, à la naissance, dans le besoin , lors de la mort .

 

lo vesi (LE b n'existait pas dans le patois)  [le voisin ] était le seul à traiter, discuter, administrer en assemblée publique des affaires de la communauté . Seuls à jouir de certains avantages comme pour les coupes de bois sur les biens communaux. C'était un droit inaliénable attaché à la maison. Le droit de voisinage était le jus civitatis 

 

l'habitant ne participait pas aux honneurs de la cité et n'avait pas voix dans l'assemblée communale . C'était le conjoint ou conjointe d'un habitant né dans la commune . En 1984, j'ai connu une dame de Gavarnie, marié à quelqu'un né à Gavarnie, landaise d'origine qui restera la landaise ou la femme de ... ou la brue de(nom de la maison) jusqu'à sa mort. Ses enfants par contre sont "de Gavarnie"

 

l'étranger la condition des étrangers étaient très dure . Ils étaient regardés avec méfiance ou moins d'intérêt. En 1994, mon grand-père qui avait déjà plus de 90 ans, ne consultait dans le journal que les pages nécrologiques . Quand il ne voyait pas qui était celui dont on annonçait la mort, on avait droit au "de quiey?" [de chez qui] et si on lui disait que c'était quelqu'un nouvellement installé à Lamarque, sa réponse était "uo estranger".