j'ai choisi pour la période révolutionnaire de vous mettre en parallèle, ce qui se passe à Paris, face à ce que vit le curé dans notre commune. Certes il y a eu rédaction des cahiers de doléances, mais la vie s'écoule paisiblement sans que rien ne change trop dans notre petite vallée de l'Ousse.

1738

1739

1789

Janvier

24 janvier : lettre de convocation des États généraux, règlement qui ouvre la campagne électorale

 

Mai

 

  • 2 mai :
    • parution, sous le titre d'États généraux, du premier numéro du premier journal écrit par un député, gazette fondée par Mirabeau.
    • présentation à Versailles de l'ensemble des députés au roi
  • 4 mai : Procession, à Versailles, pour l’ouverture des États généraux. L'homélie est prononcé par Monseigneur Anne-Louis de La Fareévêque de Nancy.
  • 5 mai : ouverture des États généraux à Versailles dans une salle de l'Hôtel des Menus Plaisirs.
  • 20 mai : Renonciation du clergé à ses privilèges pécuniaires.
  • 22 mai : La noblesse renonce également à ses privilèges pécuniaires et consent à être imposée à raison des biens qu'elle possède.
  • Juin

  • 17 juin : proclamation de l'Assemblée nationale : après une proposition de Sieyès, le Tiers état décide de se constituer en Assemblée nationale.
  • 20 juin : serment du Jeu de Paume. Les députés de l'Assemblée nationale jurent de ne pas se séparer avant d'avoir donné une Constitution à la France.
  • 22 juin :le roi concentre ses troupes qui arrivent autour de Paris (40000 hommes) sous les ordres du maréchal de Broglie;
  • 23 juin : séance royale. Le roi ordonne aux députés de siéger par ordre séparé, annule toutes les décisions du Tiers et propose un programme de réforme conforme aux pratiques de la monarchie consultative. À l’issue de la séance royale, le Tiers refuse de quitter la salle;
    • apostrophe apocryphe de Mirabeau : « Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes »;
    • l'Assemblée nationale déclare inviolable la personne de ses députés;
    • Le 24 juin, le clergé vient siéger avec le Tiers.
    • 27 juin : le roi ordonne aux députés de la noblesse de rejoindre les élus du Tiers état et du clergé. Le vote se fera par tête et non par ordre.
    • 28 juin : premier numéro du Patriote français de Brissot.

    Juillet

    Les Parisiens craignent un coup de force et que soient bloqués les convois de blé. Des émeutes éclatent début juillet aux barrières d’octroi

     

    • 5 juillet : les troupes allemandes approchent de toutes parts.
    • 9 juillet : l’Assemblée se déclare « Assemblée nationale constituante ».
    • 11 juillet :mécontentement, agitation dans Paris;
    • Joseph-Gilbert Motier, marquis de La Fayette présente un projet de déclaration des droits de l'homme à l'Assemblée constituante.
    • 12 juillet :Paris est en état d'émeute généralisée.
    • 13 juillet : L’émeute s’étend, la population saisit des stocks de grains, détruit des octrois et ouvre des prisons. La maison de Saint-Lazare est pillée, des armes sont enlevées et des canons sont enlevés aux Invalides et au Garde-Meuble de la Couronne. Les parisiens s'arment.
    • 14 juillet : Le peuple brûle les barrières d'octroi et s'empare de la Bastille à Paris qui détenait, à ce moment, sept prisonniers.
    • Le gouverneur de la forteresseLaunay, trois officiers et trois invalides sont arrêtés et conduits sous escorte à l'hôtel de ville et sont massacrés par la foule.
    • 15 juillet : Au matin, le roi annonce devant l’assemblée qu’il a donné l’ordre de retirer les troupes de Paris.
    • La Fayette est nommé commandant de la garde nationale; La Fayette fait adopter la cocarde tricolore par la Garde Nationale;
    • 17 juillet :à dix heures du matin, Louis XVI, accompagné de cent membres de l'Assemblée nationale, se rend à Paris, recevoir l'hommage de ses sujets. Il est reçu à l'hôtel de ville de Paris par le maire Jean Sylvain Bailly. À cette occasion, il arbore la cocarde de la garde parisienne. On a dit, à tort que c'était l'origine des trois couleurs nationales. Il reparaît à Versailles vers onze heures du soir.
    • 18 juillet   les grands du royaume  quittent la France : c'est le début de l'émigration et le commencement de la Grande Peur  marquée par des émeutes en Province et la formation de milices bourgeoises par les électeurs qui s’emparent du pouvoir dans les principales villes
    • 29 juillet : l'Assemblée nationale se donne un règlement.
    • Août

    • 4 août : nuit du 4 août. Abolition des privilèges par l'assemblée nationale constituante en réponse à l’agitation paysanne (4-11 août).
    • 10 - 14 août : décret pour le rétablissement de l'ordre et de la tranquillité dans le royaume. L'armée a l'obligation de prêter serment à la Nation, au Roi et à la Loi
    • 24 août : proclamation de la liberté de la presse (elle sera suspendue en 1792).
    • 26 août : lecture à l'Assemblée nationale de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, qui doit servir de guide dans la rédaction de la Constitution
    • Septembre

    • Fin septembre, 19 articles de la future constitution sont adoptés. Le roi refuse de promulguer les décrets qui ne sont pas appliqués et commence à concentrer les troupes.
    • Octobre

    • 5 et 6 octobre 1789 : au cours des journées révolutionnaires des 5 et 6 octobre 1789, une foule, composée majoritairement de femmes, se dirige de Paris à Versailles, officiellement pour réclamer du pain à Louis XVI  qui répondit favorablement à cette demande. Elles réclamaient aussi que les gardes du corps de sa majesté soient remplacés par la Garde nationale, commandée par La Fayette. L'assemblée constituante en profita pour exiger la ratification des décrets relatifs à la constitution et à la déclaration des droits. Au fur et à mesure du déroulement de ces journées, elles finissent par exiger la venue du Roi à Paris. Sur ce point, Louis XVI se laisse la nuit pour réfléchir. Mais il est réveillé par une foule plus revendicative. Chargé désormais de la sécurité du château, La Fayette, en retard, est incapable d'empêcher son invasion meurtrière. Il sauve néanmoins à Versailles la famille royale. Le roi accepte de venir résider à Paris au palais des Tuileries et d’y appeler l’Assemblée, qui s’y installe le 19 octobre.
    • 10 octobre : les députés décrètent que le souverain portera le titre de roi des Français;

      Novembre[modifier | modifier le code]

      • 2 novembre : nationalisation des biens du clergé, mis à la disposition de la Nation.
      • 7 novembre : interdiction aux députés de devenir ministre.
      • 21 novembre : Stanislas de Clermont-Tonnerre (° 1757- † 1792), député de la noblesse de la prévôté et de la vicomté de Paris, tente un tour de force juridique, en essayant de faire adopter, sans motion, la question de l'accès des Juifs aux emplois publics, maintes fois repoussée. Mais cette manœuvre habile, qui aurait permis aux Juifs d'obtenir leur première émancipation, échoua.
      • 28 novembre : le docteur Joseph Guillotin présente aux députés de l'Assemblée Constituante une nouvelle machine servant à exécuter les condamnés à mort. L'engin, mis au point en collaboration avec le chirurgien Antoine Louis, est selon ses inventeurs le moyen « le plus sûr, le plus rapide et le moins barbare » pour réaliser une exécution capitale. Il sera d'abord appelé « Louison » ou « Louisette » (en référence au prénom du roi), mais très vite les parlementaires et les journalistes lui donneront le nom de « guillotine » en souvenir du nom de son créateur.
      • 30 novembre : la Corse est définitivement rattachée à la France.

      Décembre

       

      • 14 décembre : loi sur les municipalités.(

        En France, la commune est une collectivité territoriale, consistant en un territoire administré par une municipalité, formée par un conseil municipal, le maire ainsi que, le cas échéant, un ou plusieurs adjoints. Elle constitue l'échelon de base des divisions administratives du territoire français. )

       

1790

 


Événements

La plantation d’un arbre de la libertéen 1790.

Janvier

 

1791


Événements

Janvier

  • 7 janvier : loi sur les brevets d'invention (ou « patentes »)
  • 17 janvier : loi sur le droit des auteurs sur la représentation de leurs œuvres de leur vivant et cinq ans post portem au profit de leurs héritiers
  • 30 janvier : Mirabeau est élu président de l’Assemblée nationale.

Février

 

13 février 1791 Louis XVI  approuve la Constitution. Il devient roi des Français.

Mars

Avril

Vue du Panthéon de Paris en 1792
  • 2 avril : décès de Mirabeau2. Les conseillers de la Cour seront BarnaveDuport et Lameth.
  • 4 avril : la Constituante adopte le décret qui se termine par « aux grands hommes la patrie reconnaissante » (cette dédicace fut ensuite inscrite sur le fronton du bâtiment), prévoyant que les grands hommes de la France seraient inhumés au Panthéon de Paris, dans l'église Sainte-Geneviève, transformée.
  • 13 avril : le pape condamne la Constitution civile du clergé comme schismatique et hérétique.
  • 18 avril : une foule composée de parisiens empêche le roi et la reine de quitter les Tuileries pour se rendre à Saint-Cloud sous le prétexte de "faire leurs Pâques". C'est cet évènement qui persuada Louis XVI qu'il n'était plus libre .

.Juin

 

21 septembre : Code pénal Le premier édicté par la Revolution qui sera remplacé par le code Napoléon en 1810

Octobre

 

1er octobre : ouverture de l'Assemblée législative et première réunion

9 et 11 octobre : émeutes dirigées contre les prêtres réfractaires à Paris

 

novembre 

  • 9 novembre : décret contre les émigrés2 dont le nombre s’est accru après Varennes. L’Assemblée les somme de rentrer en France avant le 1er janvier 1792. Au-delà, l’émigration sera considérée comme un crime assimilé à la conspiration et passible de peine de mort et de confiscation des biens.
  • 11 novembre : veto du roi au décret contre les émigrés2.
  • 29 novembre : par le décret contre les prêtres réfractaires, l’Assemblée décide que tous les prêtres doivent prêter serment sous peine de perdre les pensions et traitements qu’ils perçoivent2. La loi rend les réfractaires personnellement responsable des troubles religieux. Le roi refuse la sanction de ces décrets le 11 novembre et le 19 décembre2.
  • Décembre

  • Confiscation des biens du clergé

Si vous l'avez remarqué, rien dans l'écrit du prêtre ne signale s'il a prêté serment à la loi , au Roi et au peuple . C'est vraisemblable car sinon il aurait du se cacher. N'oublions pas non plus que la guillotine s'est déplacée à Tarbes dans ces périodes là.

 

( 1738- 1814)     JOSEPH IGNACE GUILLOTIN

 

le but du docteur GUILLOTIN en proposant cette machine était  d'humaniser l'exécution des Hautes Œuvres et de rendre les mises à mort de criminels moins barbares et d'écourter autant que possible leur souffrance. En effet, jusqu'au milieu du XVIIIe siècle la décapitation au sabre était réservée aux nobles et aux gens de qualité, le voleur de grand chemin était roué en place publique, le régicide et le criminel d'état étaient écartelés, le faux-monnayeur était bouilli vif dans un chaudron, l'hérétique était brûlé, le domestique voleur était pendu. Le 25 mars 1792 Louis XVI signe la loi faisant adopter la machine à trancher la tête des condamnés.

 

Malheureusement, on ne retint de lui que cette machine de mort mais Le 7 frimaire an III (27 novembre 1794), le chimiste Antoine-François de Fourcroy, successeur de Marat comme député et membre du Comité d'instruction publique de la Convention, lira à la tribune un rapport portant réorganisation de l'enseignement de la médecine (le rapport reprenait un grand nombre des propositions de Guillotin). Une partie de la loi du 10 mars 1803 transformera les propositions de Guillotin en réformes, réformes sur lesquelles vit en grande partie la médecine aujourd'hui. Guillotin poursuit ses recherches en médecine. Il fut un des plus importants membres du Comité central de Vaccine ainsi que de la Société pour l'extinction de la petite vérole et s'attache, dès 1799, à propager la pratique de la vaccination contre la variole dont il est un des plus ardents propagandistes français avec Pinel.  Guillotin obtient de Joséphine de Beauharnais, une entrevue avec Bonaparte le 23 octobre 1803, qu'il tente de convaincre du bienfait de la vaccination contre la petite vérole. L'année 1804, année du sacre, Guillotin fait une démarche auprès du Saint-Père, car le Comité se heurte à l'hostilité grandissante du clergé, qui voit sa cause dans l'origine "anglo-anglicane" du vaccin. Pie VII répond qu'il approuve les généreux travaux des membres du Comité de vaccine et promet d'intéresser la Chrétienté à une aussi belle découverte.

Au mois de mai 1805, Guillotin reçoit le soutien de Parmentier, qui impose jusqu'en 1813, l'obligation de la vaccination contre la variole autant chez les civils que chez les soldats de la Grande Armée. Le docteur Larrey se montre très dévoué dans l'innoculation des soldats de l'Empereur. Napoléon fait vacciner son fils le roi de Rome le 11 mai 1811. Il rencontre son plus grand succès sous le Consulat en faisant diffuser dans l'Europe entière la vaccination contre la variole. en 1803,  il parvient à faire voter une loi sur l'exercice de la médecine. Pour "réparer l'état de sûreté publique compromise depuis 1789", Guillotin fonde la toute première Académie de médecine de France, chargée de poursuivre les travaux de la Société royale de médecine et d'éclairer la science sur toutes les questions d'hygiène publique. Avec des confrères parisiens réunis le 27 septembre 1804, ils fondent l'Académie de médecine de Paris

 

cet homme paradoxal fera dire à Hugo :  "Il y a des hommes malheureux. Christophe Colomb ne peut attacher son nom à sa découverte; Guillotin ne peut détacher le sien de son invention".